Produits
Qu'est-ce qui rend les produits de cerfs et wapitis canadiens spécial?

Pour comprendre ceci, vous devez apprécier l'environnement canadien, tant au point de vue climatique qu'au point de vue de la salubrité alimentaire et de la qualité.

La spécialisation dans la production des cerfs et wapitis (cervidés) est  devenue graduellement une caractéristique de l'industrie de l'agriculture canadienne depuis les années 1970, avec l'objectif initial de l'élevage et la production des bois de velours et évoluant dans un système de production plus large de viande/ bois de velours /trophées avec un auxiliaire relativement plus modeste étant la composante génétique. L'industrie s'est concentrée dans les régions avec des pâturages naturels et dans les terres avec des avantages de base pour la production des cervidés.

Le revenu de la production des cervidés est une importante partie des recettes monétaires agricoles au Canada, totalisant 49 millions de dollars en 2007.

Environnement

Le Canada est un pays d'extrêmes climatiques, allant des étés chauds avec des températures de 35 degrés Celsius et très humides, à des hivers froids dont les températures atteignent moins 40 degrés Celsius. Seuls les plus forts et mieux adaptés survivent et prospèrent. Une dure réalité, mais dont les conséquences sont des espèces indigènes qui sont très bien adaptés à la vie ici avec un minimum de maladies et sans problèmes de parasites. Les espèces de cervidés que nous élevons sont inclus dans ce groupe robuste, naturellement en santé et productifs.

Le gouvernement du Canada (DGSA) a réalisé une importante étude de référence  en 1996, comparant les conditions environnementales au Canada, aux États-Unis et dans l'Union européenne. Cette étude compare la durabilité agricole (mesurée par l'énergie utilisée et la dégradation des sols), la conservation des espaces naturels, la qualité de l'eau, la qualité des sols (mesurée par l'utilisation du fumier et des produits chimiques).

Cette étude indique : le Canada a un système agricole qui utilise moins d'énergie que celui des États-Unis ou de l'Europe; le Canada et les États-Unisprocurent un haut niveau de protection à une plus grande proportion de paysage naturel que l'Europe; le Canada et les États-Unis comptent davantage sur le développement durable des pâturages et moins sur l'alimentation à grains que l'Europe; le Canada produit moins de fumier par unité de superficie agricole quelles États-Unis et l'Europe; le Canada et les États-Unis pratique l'application réduite des fertilisants, ce qui peut entraîner à long terme une dégradation des sols, mais évite la pollution des eaux; le Canada appliquent des pesticides à 50% du taux des États-Unis, qui est le deuxième pays qui en utilise le moins et à 20% du taux de la France, le plus grand utilisateur; un plus faible pourcentage du nombre total des mammifères et des oiseaux  présents au Canada sont considérés des espèces "menacées" qu'aux États-Unis ou en Europe.

En résumé, ces comparaisons montrent que les systèmes canadiens de production de cervidés et de viande et produits dérivés créent  relativement moins de risques pour l'environnement que ceux des États-Unis et de l'Union européenne.


Production

Les opérations d'élevage des cervidés au Canada ont commencé et maintenu une synchronicité avec nos saisons fortement différenciées et les cycles naturels qui ont évolué de pair avec ces saisons.

Les veaux naissent en mai et en juin. Ceci signifie que les jeunes veaux, qui sont tous élevés en plein air, ne sont pas soumis aux froides températures de l'hiver. Les veaux paissent avec leurs mères dans les pâturages et les prairies tout au long des saisons du printemps et de l'été, quand la croissance des herbacées et des graminées est à son apogée. En septembre, plusieurs producteurs sèvrent les veaux et supplémentent leur alimentation tandis que les animaux adultes se livrent aux activités de reproductions. Les jeunes cerfs et wapitis s'épanouissent dans les riches pâturages d'automne, spécialement les annuelles luxuriantes telles que l'ivraie vivace, le seigle et le blé d'hiver.

Les reproducteurs pour tous les élevages de cervidés ont des origines sauvages, avec l'addition de génétique de sources sauvages jusqu'à la fin des années 1990. À ce point, les éleveurs avaient plus qu'une base génétique adéquate et les leaders de l'industrie étaient devenus plus efficaces pour reconnaître l'ensemble unique des caractéristiques souhaitables qui font des élevages de wapitis et de cerfs d'aujourd'hui des opérations beaucoup plus productives et plus faciles à gérer que les élevages d'origines.


Alimentation

Les cervidés comme le wapiti, le cerf rouge et le cerf de Virginie sont particulièrement adaptés pour prospérer dans un système basé sur l'agriculture fourragère. Leur métabolisme ralentit en hiver lorsque les denrées alimentaires sont naturellement moins disponibles, et double ou triple lorsque la période la plus active de la croissance des plantes arrive chaque printemps. La reproduction a lieu juste après le pic de croissance et de dépôt de nouveaux tissus, moment naturellement plus propice à la fécondité, et la mise à bas se produit à la fin du printemps /début été. Certaines de ces mères élèveront des veaux dont le poids égalera le leur en mois de 150 jours, et peuvent se reproduire de nouveau très facilement!

L'alimentation pour à la fois la production de viande et de bois est plus efficace lorsque l'apport alimentaire volontaire (VFI) est maximisé. L'application intensive de ce programme requière un environnement stable et sans stress, le maintien de groupes sociaux stables, une attention aux petits détails tels que la qualité et le goût de l'eau, le maintien d'un abri contre les conditions météorologiques extrêmes et les risques extérieurs et une ration équilibrée régulière. Les cervidés sont très sélectifs - ils préfèrent une bonne qualité d'aliments, savoureux et de grains fins, et seront un meilleur retour d'investissement pour le producteur quand tous ces facteurs sont optimisés par l'application intensive du programme VFI.

Le terme "fini" n'est pas utilisé pour les cervidés - un excès de gras n'est pas désirable et est coûteux à produire. Les cervidés semblent atteindre un pic de rendement optimal de tendreté et de saveur deux fois dans leur vie - la première fois à l'âge de 6 à 12 mois, puis de nouveau à l'âge de 38 à 40 mois. Cependant, les femelles produisent généralement une excellente viande de qualité à n'importe quel âge si elles viennent de terminer une période de gain de poids rapide. Les mâles présentent des caractéristiques similaires avec plus de limitations - ils doivent généralement être plus jeunes que huit ans et il faut faire boucherie en dehors la période de rut (de la mi-août à janvier de chaque année).

Les mâles âgés de 5 ans ou plus ont beaucoup plus de valeur pour les trophées que pour la viande. Dans l'environnement contrôlé des grandes fermes d'élevage, les bois des taureaux et des jeunes mâles des espèces sont récoltés dans des conditions qui se  rapprochent de celles produites naturellement par la chasse. Les meilleurs opérations fournissent une expérience touristique de qualité que leurs clients sont heureux de répéter plusieurs fois dans leurs vies. 


Marché des trophées

En plus des stocks de trophées, les cervidés mâles possédant de grands panaches produisent le bois de velours à chaque année de leur vie. Les bois de velours de wapiti, ou EVA, sont traités par séchage et consommés sous forme de tranches ou réduits en poudre. Avec une histoire de milliers d'années d'utilisation dans la médecine chinoise traditionnelle, EVA a prouvé son efficacité comme supplément ou aliment de santé, en particulier pour soulager les effets de l'arthrose et augmenter la vitesse de guérison, l'énergie et l'endurance. La recherche scientifique publiée a également démontrée ces effets chez les animaux.  


Augmentation de la productivité

En plus de l'augmentation des effectifs des cheptels de cervidés, la production des bois de velours et de viande par animal a considérablement augmentée au fil des ans. Ceci est principalement la conséquence de la sélection génétique associée à des pratiques de gestion améliorées. Le résultat est une saine compétition entre les producteurs et une augmentation des produits disponibles pour les marchés.


Salubrité et qualité des aliments à la ferme et traçabilité

Les gouvernements et les producteurs canadiens font équipe pour élaborer et mettre en oeuvre les systèmes HACCP - basés sur (Hazard Analysis Critical Control Points) pour surveiller et vérifier que des pratiques sécuritaires, efficaces et respectueuses des animaux soient utilisées pour élever et livrer des produits de cervidés aux consommateurs. Cette approche canadienne à la sécurité des aliments est très respectée dans le monde entier, les composants à la ferme n'étant qu'une partie de l'ensemble des normes de l'industrie afin d'assurer un approvisionnement alimentaire sain et sécuritaire.


Traitement

L'avancement de l'industrie des cervidés a donné lieu à une importante restructuration alors que les producteurs se concentrent sur l'efficacité. Une industrie prospère de la transformation de la viande a été mise au point, avec le plus grand succès au Québec, où les jeunes cerfs rouges sont recueillis annuellement pour les forts marchés locaux. Dans l'ouest du Canada, la transformation de la viande est encore concentrée sur la suppression des wapitis adultes provenant de fermes qui ont rapidement augmenté leurs populations pendant la phase d'expansion de l'industrie. Cette situation devrait changer à mesure que les troupeaux atteignent des niveaux de productivité plus rentables et que les populations et les marchés deviennent plus sophistiqués dans leurs choix de produits.

Les usines canadiennes, sous inspection du gouvernement fédéral, traiteront plus de 15,000 wapitis et cerfs rouges en 2009. Au cours des quelques prochaines années, les exportations vers les États-Unis, l'Europe, l'Asie et le Mexique devraient augmenter avec la production croissante.

En plus de l'expansion des marchés et de la promotion des différents produits, les entreprises investissent également dans la technologie. Les glacières sont modifiées pour permettre le refroidissement lent et efficace des carcasses avant la transformation. Aussi afin de mieux contrôler les températures pendant tout le processus de traitement de la viande et le transport, les compagnies réévaluent les systèmes d'opération dans le but de réduire le développement des bactéries.

In intégrant une surveillance complète et des systèmes de tests sous la bannière de HACCP, les intervenants impliqués dans la transformation de la venaison et la viande de wapiti ainsi que des bois de velours, procurent une plus grande variété de produits alimentaires plus sécuritaires.